Diet In The City, by ledretch

Alexandre Grzeczka

Expert diététique et nutrition à Chantilly depuis 15 ans.

Les fruits & légumes de Janvier

A chaque légume et à chaque fruit sa saison ; choisir des produits locaux et de saison permettra de diminuer l’énergie utilisée pour produire et transporter nos aliments. C’est déjà un bon début, non ?

Les légumes de Janvier :
Ail, betterave, carotte, chou, chou de Bruxelles, courge, crosne, céleri, endive, frisée, mâche, navet, oignon, panais, poireau, pomme de terre, salsifis, topinambour, épinard.
Les fruits de Janvier :
Citron, clémentine, kiwi, mandarine, orange, pamplemousse, poire, pomme.

Source : Greenpeace

A propos de l'auteur :

3 raisons de ne PAS faire de régime pendant les fêtes !

Noël, Nouvel An... période de l'année redoutée par toute personne soucieuse de son alimentation et de sa santé ; repas copieux, plats traditionnels trop gras et trop salés…
Que faire ? Se priver ou céder à la tentation ? La culpabilité nous guetterait-elle ?
Voici 3 raisons de ne PAS se priver :
  1. Parce que vous l'avez mérité ! Profitez de ces moments conviviaux, avec ceux que vous aimez. Pas question de rester à l'écart, de se démarquer ; manger est un acte social et l'objectif de ces réunions familiales est de jouir de l'instant présent !
  2. Parce que c'est bon ! Impossible de passer à côté d'une table joliment décorée et d'ignorer ces parfums et bonnes odeurs de cuisson. SA.VOU.REZ ! Faîtes honneur à ces produits nobles, préparés avec amour. La frustration n'est pas invitée cette année !
  3. Parce que c'est exceptionnel ! 4 repas au maximum ; certes ils sont rapprochés mais dès le 02 janvier, nous repartirons sur notre routine habituelle d'aliments peu gras et peu sucrés préparés simplement. Tout se rééquilibrera tout seul !
La clé est certainement là : mangez sereinement ce qu'il y a le 24, le 25, le 31 et le 01er. Quant aux autres jours, pas d'excès, mangez simplement comme vous savez faire.
Faîtes-vous confiance !
Joyeuses fêtes à tous !

A propos de l'auteur :

Equilibre gourmand !

Voici les 5 clés de l'équilibre alimentaire gourmand !
1) Savoir reconnaître les aliments TROP GRAS et TROP SUCRES ;
On peut reconnaître un produit trop gras ou trop sucré en lisant les valeurs nutritionnelles sur l'étiquette :
  • s'il contient plus de lipides que de protéines, il est trop gras ;
  • s'il contient plus de glucides simples (« dont sucre ») que de protéines, il est trop sucré.
On peut garder à l'esprit des valeurs d'aliments simples, pour pouvoir comparer :
  • un morceau de 100g de viande contient environ 20g de protéines ;
  • une pomme contient 20g de glucides (80Cal) ;
  • ¼ de baguette (60g) contient 30g de glucides ;
  • une cuillère à soupe d'huile végétale contient 10g de lipides (90Cal).
Les aliments trop gras sont : les charcuteries, les fromages, les fritures, les produits panés ou sautés, les beignets, les feuilletés, les pâtisseries, les chips, la mayonnaise…
Les aliments trop sucrés sont : les confiseries, les sodas, les céréales de petit-déjeuner, les biscuits, les pâtisseries, les desserts lactés, le sucre dans le café ou le thé…
2) Savoir différencier FAIM et ENVIE de manger ;
La faim est un besoin irrépressible de consommer des aliments ; on est capable de manger un aliment que l'on n'aime pas quand on a faim.
L'envie de manger est souvent liée à une émotion positive ou négative : joie ou tristesse, colère, convivialité ou ennui…
Une solution : manger ce qui fait envie quand on a faim.
3) Savoir différencier ECART et EXCES ;
Un écart c'est manger un aliment que l'on ne mange pas au quotidien parce qu'il est trop gras ou trop sucré, c'est à dire de façon exceptionnelle.
Un excès c'est manger une portion plus importante que ce dont on a besoin pour être rassasié, se resservir par exemple.
4) Savoir différencier QUOTIDIEN et EXCEPTION ;
Ce que l'on mange chaque jour a un impact sur la santé ; par exemple, on observe une prise de poids lorsqu'on fait plus de 3 écarts dans la semaine (c'est-à-dire plus de la moitié de la semaine).
Les aliments trop gras et/ou trop sucrés peuvent être consommés ponctuellement dans la semaine, mais pas au quotidien.
5) Savoir ASSOCIER les aliments ;
Il y a plusieurs façon de structurer un repas, c'est-à-dire d'associer les aliments ou les groupes d'aliments. De manière général, on peut ne pas manger au même repas :
  • charcuterie et viande ;
  • pâtisserie (ou crème glacées) et féculents ;
  • fromage et dessert lacté (yaourt, fromage blanc, petits-suisses, entremet, crème …).

J'interviens au Château de Chamerolles, dans le Loiret, les 12, 13, 19 et 20 octobre 2013 à l'occasion de l'évènement "Cuisine Au Château" sur le thème "Nutrition & Gourmandise" ; je réponds aux questions de tous les gourmands qui veulent aussi prendre soin d'eux. J'ai synthétisé mes conseils dans une série de 5 billets postés cette semaine.

A propos de l'auteur :

L'essentiel Nutrition


Manger c'est consommer des aliments d'origine animale et végétale à des fins énergétique et nutritionnelle, pour apporter tous les nutriments indispensables au bon fonctionnement de l'organisme.
Les « macro » nutriments : les protéines, les glucides, les lipides qui sont énergétiques, et les fibres qui sont non-énergétiques.
  • Les protéines : d'origine animale ou végétale, elles servent au maintien de la masse musculaire, elles sont essentielles à la cicatrisation et nécessaires aux défenses de l'organisme.
  • Les glucides : essentiellement d'origine végétale, ils sont complexes (encore appelés sucres lents) ou simples (ou sucres rapides) ; ils ont un rôle de carburant, c'est-à-dire de fournir l'énergie nécessaire au fonctionnement du cerveau des organes et des muscles.
  • Les lipides : aussi appelés « graisses », ils sont d'origine animale ou végétale, saturés ou insaturés, ils servent de carburant ET de matières premières. Ils sont nécessaires à l'intégrité du système nerveux et des membranes cellulaires, ainsi qu'à la régénération de la peau.
  • L'eau : Boire un verre d'eau par heure pour éviter la panne sèche ; permet de maintenir la pression artérielle, permet d'évacuer les déchets et d'amener l’oxygène et les nutriments au cerveau et aux organes.
Les « micro » nutriments : les vitamines (vitamine C, vitamine D...) et les minéraux (fer, calcium, magnésium, sodium, potassium...) qui sont non-énergétiques.

J'interviens au Château de Chamerolles, dans le Loiret, les 12, 13, 19 et 20 octobre 2013 à l'occasion de l'évènement "Cuisine Au Château" sur le thème "Nutrition & Gourmandise" ; je réponds aux questions de tous les gourmands qui veulent aussi prendre soin d'eux. J'ai synthétisé mes conseils dans une série de 5 billets postés cette semaine.

A propos de l'auteur :

Le plaisir de manger

C'est le plaisir qui conditionne toutes nos activités ; comment ça marche ?
Le plaisir neurobiologique
Manger, boire, comme les autres besoins vitaux, sont des activités essentielles pour la survie de l’individu et de l’espèce. Au cours de l’évolution, la sélection naturelle a associé à ces comportements de fortes sensations de satisfaction.
Il existe une attirance innée pour deux caractéristiques associées, dans la nature, à une haute densité énergétique : le goût sucré et la texture grasse.
Un véritable « circuit de la récompense » s’est donc développé pour favoriser ces comportements reliés à nos besoins fondamentaux. Ce circuit s’est ensuite élargi pour nous inciter à répéter les expériences plaisantes apprises au cours de la vie. Par exemple, chez le nourrisson, la douloureuse expérience de la faim cède la place à l'apaisement de la satiété.
Le « circuit de la récompense » est donc au cœur de notre activité mentale et oriente tous nos comportements.
Le plaisir socio-culturel
Le plaisir résulte de la rencontre de quatre composantes :
  • l'« histoire » du produit – ce qui permet de nous sentir issu ou partie d'un groupe, en évoquant les producteurs, le paysage d'où il est issu, les dimensions affectives et symboliques qui l'entourent, la réapparition de souvenirs agréables associés à des consommations antérieures ;
  • les sensations gustative (saveurs, texture, arômes) et sensorielle (couleurs, bruits) qui provient des qualités organoleptiques du produit ;
  • le partage dans « l'ici et maintenant » d'une convivialité, ou susceptible d'exprimer des appartenances ou des inclusions à un groupe, de signifier du lien social ;
  • le plaisir alimentaire se construit ; on apprend des rituels, des règles qui seront nécessaires par la suite pour profiter de la subtilité de l'aliment, pour évaluer ses qualités et ses défauts afin de le comparer aux autres. Tous les sens sont en éveil avant de commencer à manger.
Au final, le plaisir de manger c'est regarder, respirer, toucher, écouter, rêver et goûter.

J'interviens au Château de Chamerolles, dans le Loiret, les 12, 13, 19 et 20 octobre 2013 à l'occasion de l'évènement "Cuisine Au Château" sur le thème "Nutrition & Gourmandise" ; je réponds aux questions de tous les gourmands qui veulent aussi prendre soin d'eux. J'ai synthétisé mes conseils dans une série de 5 billets postés cette semaine.

A propos de l'auteur :

Le sens du gout


Nous avons tous nos saveurs préférées liées à :
  • des sensations comme l’aspect, l’odeur, la saveur, l’arôme, la texture, le croquant, la température de l'aliment… ;
  • la vue, la mémoire, la senteur, le plaisir ;
  • l'ambiance, notre humeur, notre appétit... ;
  • l'éducation, les pratiques culturelles et nos habitudes alimentaires ;
  • des facteurs génétiques.
Il est probable que le goût soit en grande partie construit socialement par l'environnement et le mode de vie.
Une infinité de saveurs
Grâce à la salive, les aliments libèrent des substances sapides qui se fixent sur les récepteurs chimiques de la langue. Chacun d’eux peut capter plusieurs dizaines de substances distinctes et il n’est pas spécialisé dans la perception d’une seule saveur. Nos papilles ne se limitent pas à transmettre quatre saveurs sucrée, salée, acide et amère. Nous percevons en réalité un continuum gustatif qui résulte de nombreuses saveurs mais nous disposons de peu de mots pour exprimer la diversité de sensations.
En réalité donc, un aliment n'a pas de goût, mais il est constitué d'un assemblage de molécules qui possèdent chacune un goût.
Goûter un aliment c'est le reconnaître par tous les sens :
  1. La vue est le premier sens qui nous renseigne sur ce que nous mangeons : l’aspect est très important, il donne une idée du goût. Il agit sur l’acceptation ou le refus de l’aliment. Il permet également le déclenchement de la salivation importante pour la gustation.
  2. L’olfaction directe qui précède la mise en bouche renseigne sur l’odeur ou le fumet des aliments. L’odorat est aussi un sens très déterminant dans nos choix alimentaires et dans la sensation du goût.
  3. Dans la cavité buccale, les saveurs apportées par les molécules sapides sont captées par les bourgeons du goût. Des récepteurs non gustatifs intègrent aussi des informations sur la texture et la température des aliments.
  4. Le goût est essentiellement perçu par l’olfaction rétro nasale. Les arômes libérés dans la bouche par la mastication remontent vers la cavité nasale et stimulent les cellules nerveuses de l’odorat.
En général, il existe une prédisposition génétique liée à la préservation de l'organisme :
  • à l'attirance pour le goût sucré (synonyme d'apport énergétique) ;
  • à l'aversion pour le goût amer (synonyme de toxicité).

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A propos de l'auteur :

Gourmandise ?

La gourmandise est le septième péché capital de la religion catholique.
Au VIe siècle, le pape Grégoire Ier le Grand décrit les 5 manières de faire preuve de gourmandise (reprises au XIIIe siècle par Saint Thomas d'Aquin qui en fait un péché capital) :
  1. le moment : manger avant le moment du repas afin de satisfaire l'organe du goût ;
  2. la qualité : rechercher des délices et une meilleure qualité de la nourriture pour satisfaire « les ignobles sens du goût » ;
  3. les stimulants : rechercher des sauces et assaisonnements pour le plaisir du palais ;
  4. la quantité : manger plus que nécessaire ;
  5. le désir : manger avec trop de désir, bien qu'en absorbant une quantité raisonnable – cette dernière étant la pire.
Au XVIIe siècle, le pape Innocent XI confirme que c'est un péché de manger ou boire pour l'unique motif de satisfaire le goût. Il précise toutefois que ressentir le plaisir de manger n'est pas une faute car c'est généralement impossible de manger sans éprouver la joie que produisent naturellement les aliments. Ce n'est donc pas un péché si le mobile du repas est bon et digne.
En France se développe dès lors une vision positive du gourmand.
La gourmandise est par la suite décrite comme une civilité, une politesse à la manière des soupers fins sous Louis XV (Almanach des Gourmands, 1803 – 1810, Grimod de La Reynière).
Le terme de Gastronomie tend à remplacer celui de Gourmandise, trop connoté religieusement, et s'impose en Europe grâce à Brillat-Savarin (1755 - 1826) qui présente l'art de la bonne chère comme une véritable science.
En 2003, il est demandé au pape Jean-Paul II que le péché capital soit renommé, en français, Gloutonnerie (ou Intempérance ou Goinfrerie) plutôt que Gourmandise, des termes qui caractérisent davantage le sens de la démesure et d'aveuglement.
Source wikipedia
C'est intéressant de constater que le discours médical repose sur les références du moment, de la quantité, et des stimulants; c'est du bon sens. Par contre, le discours moralisateur dénonce clairement la recherche du plaisir ! Et ça, je suis étonné qu'il persiste depuis aussi longtemps.
On comprend mieux la frustration !

J'interviens au Château de Chamerolles, dans le Loiret, les 12, 13, 19 et 20 octobre 2013 à l'occasion de l'évènement "Cuisine Au Château" sur le thème "Nutrition & Gourmandise" ; je réponds aux questions de tous les gourmands qui veulent aussi prendre soin d'eux. J'ai synthétisé mes conseils dans une série de 5 billets postés cette semaine.

A propos de l'auteur :

On va au fast-food ?

Je suis diététicien et je mange au fast-food.
Il existe une sacrée ambivalence en France quand on parle du fast-food. Voire dans le Monde :) Chacun a son opinion sur le sujet et il y a rarement de demi-mesure.
D'un côté, les professionnels et les "sociétés savantes" qui influencent les discours de santé relayés par les media; là, pas d’ambiguïté, le hamburger frites coca, c'est de la merde! Cet avis est souvent soutenu par la génération de mes parents, 55 - 65 ans; ils n'ont que rarement mis les pieds dans un établissement de restauration rapide. C'est pas que c'est pas bon, simplement manger avec les mains, un casse-croute avec du pain de mie et des frites, faut pas pousser mémé dans les orties, hein ! ;) les gosses à la rigueur et encore... Je les comprends d'autant plus facilement que je suis diététicien; pendant ma formation, il m'a bien été rabâché que de la viande de bœuf, de la friture de pommes de terre, de la mayonnaise et du soda ça donne un cocktail diabolique de graisses saturées qui va faire atterrir ton petit cul grassouillet en enfer.
Beurk donc.
Quelqu'un souhaite développer l'exemple de la quiche Lorraine ? On ferme les brasseries? Et ton restaurant d'entreprise avec son mercredi pizza frites, on le valide ? Schizophrénie chauvine ?
M'ouais...
Admettons.
Paradoxalement, nous les adulescents, la génération 35 - 45 ans, on kiffe le McDo !
Quand j'étais à la fac, au siècle dernier, gagnant péniblement de quoi payer la résidence universitaire, n'ayant pas la chance de me mettre les pieds sous la table en rentrant chez Papa Maman, ou pouvais-je manger 1 ou 2 steaks avec des frites, une boisson et une glace pour 35 francs sans me soucier de la vaisselle ? Et maintenant que je suis diététicien, je devrais renier tous ces bons moments passés entre amis, jusque pas d'heure et manger des légumes tout tordus avec de la terre dessus ? NO WAY !
Il n'y a pas de juste milieu ? Si tu vas au McDo une fois par semaine, c'est l'obésité assuré ? Sérieusement ?
La junk-food agit comme de la drogue ! Manger au McDo (tous les jours... #ahem, on essaye avec 2 quiches Lorraines par jour ?) fait grossir et te rend malade ! Ce sont les jouets dans les menus enfants qui sont responsables de l'obésité chez les enfants ! A moins que ça ne soit ce clown sympathique...
Oui je mange au McDo et au Quick.
Oui je suis diététicien. Mon métier n'est pas de vous interdire de manger, mon métier est de vous aider à vous adapter à l'offre alimentaire du XXIe siècle, en faisant la différence entre repas quotidien et écart.

A propos de l'auteur :

Quotidien ou écart ?

Seconde clé : faire la différence entre le quotidien et l'exception.
"Ce n'est pas tous les jours dimanche".
Maintenant que tu distingues la faim de l'envie, il te faut différencier le quotidien de l'exceptionnel; si tu manges tous les jours de la charcuterie en entrée, ou un paquet de chips en attendant que la voie de ton train de banlieue ne s'affiche ou encore du chocolat en regardant la télé, et bien tu as le poids qui va avec.
Oui je généralise.
Nous mangeons chaque jour de la semaine; mathématiquement si tu consommes un aliment "trop gras, trop sucré" plus de 3 fois en 7 jours (c'est à dire plus de la moitié de la semaine) tu es susceptible de prendre du poids. Pourquoi ? Parce que tu augmentes trop régulièrement le nombre de calories quotidiennes nécessaires au maintien de ton poids habituel, voire médicalement correct (selon ton Indice de Masse Corporelle ou IMC).
C'est ce qui se passe en général pendant les fêtes de fin d'année: trop de repas copieux, trop gras et trop sucrés en moins de 10 jours.
Comment perdre le poids pris sur cette période ?
En retrouvant l'alimentation habituelle, celle de début décembre. Tu vois, tu as pris du poids parce que ton alimentation a été temporairement différente, à cause de Noel et du Nouvel An, des repas avec les amis, la famille, au bureau... toutes ces occasions auxquelles tu n'as décemment pas pu résister. A partir du moment ou tu reprends tes habitudes alimentaires quotidiennes, tout va rentrer dans l'ordre. Et c'est valable pour tous les événements de la vie : tes vacances en Corse, aux sports d'hiver, Pâques…
En résumé, analyse quelques instants ta façon de manger de tous les jours; tu n'aurais pas une bonne occasion de te faire plaisir un peu trop souvent ?

A propos de l'auteur :

Régime = dénutrition

Ces jours-ci, les régimes sont pointés du doigt pour leurs complications, peu importe le nom du bonhomme qui gagne des sous avec.
La dernière en date : Maigrir fait grossir ! Pourquoi?
tu as une hygiène alimentaire qui te caractérise, qui est le résultat de ton éducation, de tes expériences, des accidents de la vie... c'est la tienne; parfois, elle n'est plus adaptée, ton poids varie, ta silhouette aussi.
Alors tu fais ton premier régime. Tu changes, le temps d'une saison, complètement et brutalement, ta façon de manger. Au départ ça marche plutôt bien, puis les frustrations consécutives aux interdits et aux privations s'accumulent, comme les supporters d'un match de foot contre la grille d'un stade... et puis la grille cède, et c'est le drame; compulsions, boulimie.... tu manges de plus en plus et de plus en plus souvent, prises alimentaires caractérisées par une perte de contrôle, aboutissant à tous les coups à un dégout de soi et a de la culpabilité, te faisant te réfugier dans un besoin réconfortant de nourriture, tentation à laquelle tu cèdes, bien volontiers. Et le poids remonte. Bien plus qu'avant.
Plus tu es jeune, plus il est restrictif et déséquilibré, plus il sera dévastateur sur ta santé et ton comportement alimentaire.
Alors tu refais un régime.
Et tu reprends plus de poids, que tu en as perdu.
Alors tu vas chez ton médecin, tu achètes un magazine ou tu décides juste de suivre le plus connu des conseils diététiques: manger léger le soir.
Un conseil bien pourri.
Une soupe, une salade et un yaourt ou un bout de fromage. Je l'entends tous les jours.
A partir de 35 - 40 ans, par fatigue, fainéantise ou juste pour perdre 4kg, tu commences à manger léger le soir. Beaucoup trop léger. Ton organisme s'habitue à peu de calories, ton poids stagne.
Alors tu manges encore moins à 55 ans. Et paradoxalement à chaque fetes de fin d'année, tu prends 2kg.
Alors tu manges encore moins à 70 ans...
Et à force de vouloir perdre du gras, tu as perdu tout ton muscle parce que tu n'as pas mangé assez de féculents et de poisson, d'oeufs ou de viande ces soirs ou tu as voulu manger léger, parce que c'est pas bon de manger des pâtes le soir, hein, ça fait grossir.
En établissement de santé il est de notre responsabilité de dépister la dénutrition de la personne âgée.
Aujourd'hui je peux te le dire; tout à commencé avec un régime.

A propos de l'auteur :

Faim ou envie ?

Première clé : faire la différence entre la faim et l'envie de manger.
La première chose à travailler en sortant de consultation est de différencier la faim et l'envie de manger : le besoin ou la gourmandise. La faim se traduit par l'envie irrépressible de se nourrir, ce qui signifie que, même si tu n'aime pas les choux de Bruxelles, quand tu as faim, ben tu les manges ! Dans cette logique, on peut définir le grignotage comme manger sans avoir faim. Du coup, il suffit de se poser la bonne question avant de manger: est-ce que j'ai faim ? Est-ce que je mange par faim ou par envie ? Ou bien parce que je ressens une émotion désagréable comme de la tristesse, de la colère, de l'angoisse ou de la frustration ? Est-ce que je ne souhaite pas tout simplement remplacer cette émotion désagréable par une sensation bien plus sympa ? Est-ce que je mange parce que c'est bon ? C'est simple et diablement compliqué en même temps, parce qu'il faut y penser et puis une fois qu'on a la réponse, il faut se trouver une activité compensatoire à la place de manger: une activité physique, de la poterie, de la chorale, de la lecture ou blogger, histoire que la satisfaction qu'on en retirera soit associée à la sensation désagréable déclenchante, et qu'à l'avenir, on ne pense plus à manger quand ça ne va pas.
En revanche, si tu as faim, ben il faut manger ! C'est le bon moment pour choisir un aliment qui te fait plaisir ; un fruit, 2 carrés de chocolat, une madeleine... ;)
De la même façon qu'il est préférable d'attendre d'avoir faim pour manger, il est judicieux de s'arrêter de manger lorsqu'on est rassasié ; et cette sensation apparaît au bout d'une vingtaine de minutes. ça explique pourquoi, on te rabâche les oreilles qu'il faut manger lentement, en mastiquant bien, en posant tes couverts... pour que tu puisses manger une quantité adapter de nourriture (et donc de calories) ; plus tu manges vite, et plus tu ingurgites de nourriture en vingt minutes ! Donc, prends ton temps pour manger l'ami, dégustes! Manger c'est comme boire du vin: on regarde, on respire, on goûte et on en parle. Prendre un repas est une vraie activité, ça se partage (comme le goûter par exemple, ou le petit-déjeuner) ; ça ne se fait pas seul, debout devant le frigo !
On commence par l'entrée ou le plat principal, et avant de manger le yaourt, le fromage ou le fruit, pose-toi la question: est-ce que j'ai encore faim pour continuer à manger ou est-ce que je continue juste parce que j'aime bien finir par quelque chose de sucré ? :)
Voilà la première clé, enfin pour moi. Qu'en pensez-vous ?

A propos de l'auteur :

Craquage ?


Bruits de comptoir: si je fais un écart, je fiche tout par terre !
A force de manger des pommes a longueur de journée (ou du fromage ^^), je commence à avoir des interrogations, très proches de celles qu'ont mes patient(e)s.
Est-ce que je vais tout reprendre ce que j'ai (pas encore perdu) si je fais un écart ?
Le poids perdu dans les premiers jours de diète est de l'eau, du à une utilisation du glycogène musculaire et hépatique (environ 300g). Lorsque les personnes n'en sont pas informées, et qu'elles font leur régime perso, à la maison, elles arrivent à maintenir leurs efforts sur la semaine de travail (du lundi au vendredi midi, calée sur la routine); mais dès le vendredi soir, veille du "Week-End" les tentations commencent: alcool, chips, pâtes, pizza et autres tapas charcuterie - fromage, voire pâtisserie et glace.
Le soucis, c'est que depuis le début de la semaine, il y a en général, privation de féculents et de pain, donc de sucres, épuisants rapidement les réserves hépatiques et musculaires. Du coup, lors des "écarts" réglementaires socio-pro-familiaux, le corps a très vite fait de se renflouer, en vue de la prochaine période de disette énergétique. Le litre d'eau (environ) nécessaire au stockage de glycogène, qui s'en est allé en début de semaine (- 1kg), est re-retenu pendant le week-end (+ 1kg).
- 1 + 1 = 0 ; "j'ai tout repris ce que j'avais (difficilement) perdu !"
Auquel s'ajoute la rétention d'eau due à l'inflammation liée à la consommation régulière d'alcool. Même 1 verre par repas.
Mais ce n'est pas du gras!
Conclusion : En général, c'est rarement un seul écart dans le week-end, mais plutôt 2 ou 3. En gardant des féculents régulièrement dans la semaine, et en gérant l'écart, c'est à dire en sélectionnant, voire en associant correctement les aliments, et en limitant sel et alcool, le poids ne bougera pas au moindre écart ;)

A propos de l'auteur :